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• Régime
micro-foncier accessible pour les SCI non soumises à l'impôt
sur les sociétés (I.S).
Nouveau texte adopté par la loi de finances 2004. Infos
ICI
• T.V.A de la Société Civile
Immobilière (S.C.I).
La S.C.I est obligatoirement soumise à la T.V.A dans les cas
suivants, lors de :
---- la location à usage professionnelle de locaux aménagés,
---- la location en meublés,
---- la location à usage commerciale lorsque le bailleur participe
aux résultats de l’entreprise,
---- la location d’emplacements de stationnement de véhicules,
---- pour les immeubles construits par la S.C.I si l’immeuble n’est
pas destiné à l’habitation principale pour les trois
quart de sa superficie.
Dans la plupart des autres cas, en principe, elle n’est pas soumise
à la T.V.A sauf pour les locations consenties à des personnes
elles-mêmes assujetties à la T.V.A. ou sur option. Cette
option est prise pour une durée d’un minimum de dix ans,
par déclaration effectuée par écrit au centre des
impôts dont relève la S.C.I, et s’exerce immeuble par
immeuble. En conséquence, la Société Civile Immobilière
peut opter pour la T.V.A sur un immeuble ou un bien immobilier, et pas
sur l’autre. L’assujettissement à la T.V.A dispense
de payer le droit au bail.
Par ailleurs, la récupération de cette T.V.A due au titre de
l’achat ou de la construction est limitée, et ne peut être
déduite que d’une fraction, lorsque le montant annuel des recettes
provenant de la location des immeubles en question est inférieure à 1/15ème
par an, de la valeur de ces mêmes biens, ce qui limite souvent l’intérêt
de l’option de l’assujesttissement à la T.V.A (qui par
ailleurs, nécessite la tenue d’une comptabilité stricte).
• SCI
: Echapper à la taxe annuelle de 3 %.
Les
Sociétés Civiles immobilières sont, depuis le 1er
janvier 1993, assujetties à une taxe annuelle de 3 % sur la valeur
vénale des immeubles qu'elle possède (art. 990 D et s.
du Code Général des Impôts). Néanmoins, cette
taxe n'est pas à payer si la S.C.I remplie l'une des trois conditions
suivantes :
1°- Si la SCI dépose annuellement avant le 15 mai de chaque année à l'administration
fiscale une déclaration n°2746 précisant le lieu de situation
des immeubles détenus par la SCI, leur consistance et leur valeur
au 1er janvier, ainsi que l'identité de leurs associés et le
nombre de parts détenues par chacun.
2°- Si SCI prend l'engagement de communiquer à l'administration,
sur sa demande, certaines informations concernant l'immeuble et les associés.
Cet engagement doit être pris dans les deux mois suivant la date d'acquisition
de l'immeuble. Pour les immeubles possédés au 1er janvier 1993,
cet engagement a pu être souscrit jusqu'au 31 mars 1994.
3°- Si la SCI dépose annuellement la déclaration n° 2072,
elle est dispensée du dépôt de la déclaration
n° 2746 ou de prendre l'engagement ci-dessus.
• Dans
quelles conditions une société civile immobilière
(SCI) de gestion peut-elle opter à la TVA pour l'assujettissement
de ses loyers ?
Rappelons tout d'abord qu'un assujetti à la TVA est une personne qui
exerce une activité entrant dans le champ d'application de la TVA
même s'il en est exonéré. Ainsi un médecin est-il
assujetti à la TVA même s'il en est exonéré par
le code général des impôts.
1- Toutes les SCI ne peuvent opter à la TVA.
En effet, si votre SCI donne en location des locaux meublés à usage
professionnel, elle est de plein droit assujettie à la TVA ; de même,
si votre SCI participe aux résultats de son locataire.
En revanche, votre SCI ne peut faire l'objet d'une option si elle donne en
location des locaux d'habitation, même meublés. Cependant, les
locations meublées avec prestations de services para-hôtelières,
effectuées par votre SCI inscrite au registre du commerce sont aussi
assujetties à la TVA.
2- Les conditions de l'option
Votre SCI peut opter pour l'assujettissement à la TVA s'il s'agit
:
- de locations de biens nus,
- à usage professionnel,
- utilisées pour les besoins de l'activité d'un preneur assujetti à la
TVA ou d'un preneur non assujetti, à condition dans ce dernier cas
que le bail mentionne expressément l'option de la SCI-bailleur.
C'est la SCI propriétaire qui décide si elle opte ou non à l'assujettissement à la
TVA , option qui se manifeste par une lettre adressée au service des
impôts. La mention de l'assujettissement des loyers à la TVA
figurant dans le bail ne vaut pas option.
En revanche, l'Etat ou les collectivités locales (sauf pour leurs
services à caractère commercial), sont en dehors du domaine
de la TVA et n'y sont donc pas assujettis. Le bail conclu avec un non-assujetti à la
TVA nécessitera donc à la fois une option expresse du bailleur
mais également une mention spécifique dans le bail. Ce qui
aboutit en fait à rechercher l'accord du locataire.
3- Les modalités d'exercice de l'option
L'option prend effet au 1er jour du mois au cours duquel elle est formulée.
Elle se termine au 31 décembre de la 9ème année qui
suit. Elle est toutefois prolongée d'office pour 10 ans si un remboursement
de TVA a été obtenu.
Attention : les immeubles d'habitation qui se trouveraient dans le même
ensemble immobilier et pour lesquels l'option n'est pas possible ne sont
pas concernés par l'option.
L'option doit être accompagnée d'une copie du contrat de bail.
Elle continue à produire ses effets en cas de changement de locataire
sous réserve, si le nouveau locataire est un preneur non assujetti,
de la nécessité de la mention de l'assujettissement à la
TVA dans le nouveau bail.
4- Les avantages de l'option
Traditionnellement, l'option pour l'assujettissement à la TVA est
préconisée afin de pouvoir récupérer la TVA sur
les travaux s'il s'agit d'immeubles anciens ou sur le prix d'acquisition
s'il s'agit d'immeubles neufs.
Cette récupération se traduit dans les faits par un remboursement
de la TVA qui constitue un avantage de trésorerie.
Mais attention au fait que cette option accompagnée d'un remboursement
de TVA vous oblige à assujettir les loyers à la TVA pendant
pratiquement 20 ans (option reconduite obligatoirement de 10 ans du fait
du remboursement). Il vous sera difficile par la suite de louer à un
membre d'une profession libérale qui ne récupère pas
la TVA, un médecin par exemple.
• Non-résidents
membres d'une SCI établie en France
Si la société de personnes ou tout groupement assimilé dont
ils sont membres a son siège en France et a la qualité de résident
de France au sens des conventions fiscales conclues par la France, les associés
personnes physiques non résidents ne peuvent pas être assujettis
au prélèvement de 50 % ou du tiers sur les profits réalisés
par la société et résultant respectivement des opérations
de marchands de biens et de lotissements (CGI art. 244 bis) ou de cessions d'immeubles,
de droits immobiliers et de titres de sociétés à prépondérance
immobilière (CGI art. 244 bis A).
Dans cette situation, c'est la société de personnes ou le groupement
qui réalise les profits ou les plus-values
et
les associés sont alors imposables dans les conditions de droit
commun, à l'IR ou à l'IS, à raison de la quote-part
des résultats de la société ou du groupement correspondant
à leurs droits.
Dans
cette situation, c'est la société de personnes ou
le groupement qui réalise les profits ou les plus-values
et les associés sont
alors imposables dans les conditions de droit commun, à l'IR ou à l'IS, à raison
de la quote-part des résultats de la société ou du groupement
correspondant à leurs droits.
• Un
mineur est membre à part entière d’une SCI.
Bien qu'il ne dispose pas de la capacité juridique, un mineur non émancipé peut,
en principe, devenir membre d'une SCI. Il doit être représenté par
la personne qui gère ses intérêts : soit son tuteur,
soit son administrateur légal.
Administration légale.
Elle est exercée conjointement par les deux parents de l'enfant, dans
la mesure où ils sont l'un et l'autre titulaires de l'autorité parentale
(cas le plus fréquent). L'entrée du mineur dans la société doit évidemment être
autorisée par ses deux parents. Certains conseillent, vu les risques
encourus, de solliciter en outre l'autorisation du juge des tutelles. Mais
la loi ne l'impose pas, sauf si l'apport du mineur porte sur un bien immobilier.
Quoi qu'il en soit, la Cour de cassation considère que la capacité d'une
SCI à s'engager (par exemple, par un emprunt) ne dépend pas
de la capacité des associés (cass. civ. 1re ch., 14 juin 2000,
n° 1083-P).
Tutelle.
Elle s'ouvre lorsque l'enfant n'a plus ses parents. Le tuteur désigné doit être
autorisé par le conseil de famille pour conclure le contrat de société au
nom du mineur.MINEUR GÉRANT
Sauf lorsqu'il a été émancipé, et bien qu'aucun
texte ne l'interdise, un mineur ne peut pas être gérant d’une
SCI. Toutefois, il peut être associé majoritaire.
Décision des juges.
Dans l'affaire qui a donné lieu à une décision de la
Cour de cassation (associés (cass. civ. 1re ch., 14 juin 2000, n° 1083-P),
une SCI avait emprunté la somme de 1.219.592 euros (huit millions
de francs) pour financer l'acquisition et les travaux de rénovation
d'un immeuble. La banque créancière avait demandé le
remboursement du prêt, et poursuivi la vente de l'immeuble sur saisie
immobilière. La SCI pensait pouvoir obtenir la nullité du prêt,
parce qu'à l'époque de sa conclusion le principal associé était
encore mineur, et qu'une autorisation préalable du juge aurait été de
ce fait nécessaire.
La cour d'appel de Versailles, suivie par la Cour de cassation, a rejeté cette
argumentation, en considérant que l'emprunteur était, non pas
l'associé majoritaire (mineur), mais la SCI elle-même, personnalité distincte
de celle des associés.
Clause
limitative de responsabilité.
Les statuts peuvent limiter la responsabilité d'un mineur au montant
de ses apports. Mais pour être vraiment protectrice, cette clause doit être
accompagnée d'une renonciation des créanciers (une banque en
cas de prêt, par exemple) au droit de poursuivre les associés
mineurs. Une renonciation qui risque d'être difficile à obtenir.Comment
est imposée une société civile immobilière qui
met en location des logements meublés ?
Les sociétés civiles immobilières de location, dont
l'objet est la gestion d'un patrimoine immobilier louant des logements meublés,
relèvent de l'impôt sur les sociétés pour l'ensemble
de leurs résultats, dès lors que les profits retirés
d'une telle location présentent le caractère de bénéfices
industriels et commerciaux.
Sachez que, par tolérance administrative, les sociétés
civiles ne sont pas soumises à l'impôt sur les sociétés
lorsque le montant hors taxes de leurs recettes de nature commerciale n'excède
pas 10% du montant de leurs recettes totales hors taxes.
Pour mémoire : les SCI qui louent des logements nus sont taxées,
en règle générale, suivant les règles prévues
pour les revenus fonciers et imposées entre les mains des associés
dans cette catégorie de revenus (sauf option pour l'imposition à l'impôt
sur les sociétés).
• Associer
un mineur dans une S.C.I…
Il peut être judicieux d'associer un mineur dans une Société Civile
Immobilière. Quelles sont les modalités et comment gérer
sa responsabilité lorsque cette SCI est endettée ?
Rappelons ainsi que les associés d'une SCI sont responsables des dettes
de la société sans limitation au prorata de leurs apports respectifs.
Comment associer un mineur ?
En général, trois cas se présentent :
* Apport d'un immeuble lui appartiennant.
Cet acte de disposition nécessitera, outre l'accord des parents, l'autorisation
du juge des tutelles.
* Apport en numéraire.
Seule l'autorisation des parents est nécessaire.
* Par succession ou par donation.
Seule l'autorisation des parents est nécessaire dans la plupart des
cas.
Que
faire si la SCI contracte un emprunt ?
Il n'est pas nécessaire de solliciter une autorisation du juge des tutelles.
Pour mieux protéger le mineur il est tout à fait possible d'aménager
les statuts de la SCI.
On peut par exemple, prévoir une clause statutaire limitant la responsabilité du
mineur associé au montant de son apport, le passif excédentaire étant
réputé à la charge des autres associés majeurs.
En cas de dette bancaire il sera indispensable d’obtenir la renonciation
de poursuivre le mineur associé, de la part de la banque.
• Déductibilité des
charges et amortissements.
Quand la S.C.I est soumise à l'Impôt sur les sociétés
(I.S), elle peut déduire toutes les charges de la propriété de
ses résultats, et pratiquer en plus, un amortissement sur son actif
immobilier, alors que le régime des revenus fonciers ne bénéficie
plus que d'un abattement forfaitaire de 14 %. Les frais de la propriété (déductibles
de l'I.S) sont ceux engagés par la société. Exemple :
les frais de notaire lors de l'acquisition, les honoraires et commission d'agence
pour la gestion, l'assurance de l'immeuble, frais de gérance, provisions
pour charge à venir, etc...
Quant à la gestion comptable, en cas d'imposition à l'I.S, la
SCI doit obligatoirement tenir une comptabilité. En revanche, si l'on
ne fait pas le choix de cette imposition (revenus fonciers), aucun texte ne
prescrit la tenue d'une comptabilité, ce qui ne veut pas dire qu'il
ne faut pas en établir une. Mais vous n'aurez pas à en rendre
compte à l'administration...
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